Les émissions de CO2




La réduction du CO2 dans l'aviation civile

On ne sait généralement pas que la quantité de CO2 émise chaque année par l'industrie aéronautique est égale a celle émise par un pays moyennement industrialisé. Cela représente aujourd'hui 2% des émissions globales de ce gaz. Malheureusement, avec le développement rapide de la branche aéronautique, cette proportion pourrait dépasser 3% des émissions mondiales. C'est pourquoi il faut entreprendre des actions concretes visant a limiter ce phénomene. En juin 2009, a la réunion annuelle des directeurs des compagnies aériennes membres de l'IATA, il a été décidé qu'a partir de 2020 l'augmentation des émissions devait impérativement cesser, et qu'avant 2050 les émissions de CO2 devraient etre réduites de 50% par rapport au niveau de 2005. Ces buts sont ambitieux, et pour les atteindre l'industrie aéronautique devra aplanir de nombreux obstacles qui la freinent aujourd'hui. Avant tout, il importe d'investir dans de nouvelles technologies. Tant l'utilisation de matériaux plus légers pour la construction des avions que l'introduction de carburants alternatifs pourront influer sur une baisse significative des émissions de dioxyde de carbone. En cas de remplacement du carburant aérien traditionnel par un biocarburant, cette baisse serait meme de 80%.

On peut également obtenir une baisse significative des émissions de dioxyde de carbone par l'amélioration de l'efficacité des opérations. Par exemple, grâce a la correction de la linéarité des couloirs aériens, ou a l'augmentation de la fluidité des pistes de roulage, on peut résuire l'utilisation de carburant de 15%, et donc également l'émission de CO2. Pour que cela soit entierement possible, il faut impérativement élargir et développer l'infrastructure des liaisons radio (ATM) qui améliore la sécurité du trafic aérien en réduisant les erreurs dans la trasnmission des informations et en limitant le nombre de contacts vocaux. De meme le systeme A-CDM (Airport Collaborative Decision Making Solution), qui implique la collaboration de tous les services aéroportuaires et le partage des informations concernant la situation présente et a venir sur l'aéroport.

Une autre question importante qui permettrait de réduire les émissions de gaz a effet de serre est l'utilisation de mécanismes économiques. Grâce au systeme commercial des émissions, la branche aéronautique va devoir limiter ses émissions de CO2 tout en préservant le principe des mécanismes du marché, ce qui permettra de préserver la concurrencialité et n'imposera pas de taxes supplémentaires aux transporteurs et a leurs passagers.

La compagnie aérienne polonaise LOT veut également participer a la réduction des émissions de CO2. C'est pourquoi elle teste actuellement l'approche a l'atterrissage selon la procédure CDA (Continuous Descent Approach), qui consiste en une diminution constante de l'altitude de l'avion jusqu'au moment ou le pilote sort les trains d'atterrissage et les volets de freinage. La procédure classique d'atterrissage consiste en une approche de l'avion « en escalier », le pilote effectuant de longues étapes a une meme altitude. Cette méthode nécessite l'utilisation d'une plus grande puissace des moteurs pour maintenir la vitesse, ce qui a pour conséquence une consommation de carburant et une émission de dioxyde de carbone plus importantes. La procédure CDA permet de réduire le temps d'atterrissage a grande puissance de moteur, ce qui permet de réduire les émissions de CO2.

La compagnie aérienne polonaise LOT met également l'accent sur les nouvelles technologies, ce qui est lié a un renouvellement de la flotte par l'achat de Boeings 787 Dreamliner. Cet avion de ligne a réaction est extremement utile et adapté a des vols longue distance. Grâce a une construction innovatrice, il est léger, ce qui permet d'économiser du carburant et donc de réduire significativement les émissions de CO2.

L'industrie aéronautique se trouve aujourd'hui a l'aube de grands changements, tant sur le plan technologique (construction d'avions les plus légers possible, recherche d'alternatives pour le carburant aérien) que sur le plan de la gestion du trafic aérien. Toutes ces actions permettront non seulement d'économiser des millions de dollars, mais aussi de préserver l'environnement, auquel seul l'homme, par de sages décisions, peut venir en aide.